Louhans
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Du bon pays bressan, c’est toi la capitale ;
On retrouve en tes murs toute l’âme natale,
Avec ses souvenirs tragiques ou joyeux
Qui furent le destin de nos lointains aïeux,

Gardés pieusement par de fières vestales.
Jadis : pillages, sacs, lèpres ou bacchanales ;
En notre temps : Mercure ou ris harmonieux
Se modelant au gré d’un ciel capricieux

Qui marqua ses coups durs sur tes vieilles façades.
On goûte, recueilli, la douce intimité,
Le calme et la fraîcheur à l’ombre des arcades

Qui virent défiler tant de hordes guerrières
Et qui sont le joyau de ta noble cité,
Vivant paisiblement entre ses trois rivières.
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Guy Otte
Poète bressan du XIXe siècle
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